Tu es parti de ton pays de Crozon pour commencer ta belle aventure cheminote, comme agent de circulation et découvrir la vie parisienne du coté de St Lazare et Argenteuil, c’était un 11 Septembre 1989. Début 2000, avec ta petite famille, tu es arrivé sur Savenay, un pas qui te rapprochait de la Bretagne. Rapidement tu t’es vite intégré dans ta nouvelle carrière, en travaillant entre le Croisic et Savenay ou tu as évolué, gagné en expérience puis intégrer le grand P.R.G de Savenay.
Dans la même période, tu t’es syndiqué à la C.G.T au syndicat des cheminots de Savenay ; tu as pris en charge la trésorerie, et l’orga du syndicat. Tu as toujours œuvré pour dynamiser et créer du lien dans l’équipe de la gare de Savenay, dont tu es devenu le pilier, un des éléments centraux. Impossible de dissocier ton professionnalisme du militantisme que tu affectionnais autant. Le tous et toutes cheminot tu le maitrisais, tu avais à cœur de le conserver, et ce malgré les divisions que les réformes ont fait de la S.N.C.F.. Peu importe, qui rentrait et passait par le P.R.G, tu discutais , tu communiquais les infos, tu militais. Tu étais également engagé auprès de l’O.N.C.F, et nos pupilles : pendant de nombreuses années, tu as vendu bon nombre d’agendas et bons d’entraide .
Les années passant, tu as commencé à former la relève , les jeunes qui rentraient à la S.N.C.F., car ton métier d’agent de circulation que tu adorais, tu voulais le transmettre avec toujours autant de passion.
Toujours dans l’échange, avec sourire et bonne humeur, alors pas trop en fin de matinée, ni en milieu d’après midi, car oui , tu le disais , que les 3 X 8, ça fatiguait. mais tu étais toujours au taquet, quand les incidents de circulation survenaient, tu mettais tout en œuvre avec les collègues , pour que ça se passe sans accroc.
En 35 ans de services , tu en as croisé beaucoup de monde et tu as vu transformer notre entreprise, pas dans le bon sens et tu as combattu toutes les réformes ferroviaires. Tu as battu le pavé, animé les actions militantes et frayé le passage au cœur des manifs en collectant pour les caisses de grève. Tu as été de toutes les luttes contre les réformes des retraites. Nous sommes tristes et à la fois en colère de savoir que tu ne pourras pas en profiter.
Chacun et chacune d’entre nous, tes collègues, tes camarades, garderons un souvenir indélébile, que ce soit en gare de Savenay, au syndicat, en AG, en tournée syndicale, en manif et après manif.
Nous perdons un collègue et un camarade hors pair, toujours dans l’entraide et le cœur sur la main.
Jusqu’au bout, tu as combattu dignement, avec optimisme la maladie qui t’as emporté. Tu as toujours gardé l’espoir, pour ton épouse Élisabeth, tes enfants Alexandre et Pauline, ta petite fille Alma. La maladie a bouleversé tout tes plans et t’as joué un mauvais tour.
Tu manqueras à la famille cheminote, à la gare de Savenay, à la C.G.T Cheminot. Tu nous manqueras tout court.
Kenavo Bruno